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Nous sommes deux étudiants en école d’art, et revenons fraîchement d’un voyage au Cambodge. Durant ce périple d’un mois, nous avons tenté de faire le tour du pays, à pied ou en utilisant les moyens de locomotions locaux. |
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Sur la route, à la rencontre d’autres cultures, nous avons pris conscience qu’il peut être très maladroit voire complètement inapproprié de fixer l’instant avec un appareil photo, à la fois intrusif et effrayant, créant une trop grande distance entre le sujet et le voyageur.
Le dessin, de par sa lenteur d’exécution, nous a permis de crée un temps pour le questionnement, l’échange, là où il n’ y avait ni langue, ni sons. Se faire dessiner, se n’était plus alors se faire voler son image, c’était l’échanger, l’offrir ou encore la sublimer. A ces quelques dessins fugitifs, ces quelques signes, s’ajoute une prise de note journalière des moindres événements, des moindre rencontres et de tout ce que nous avons pu voir ou comprendre de la culture khmère. …
Aujourd’hui, de retour en France nous ajoutons aux premiers carnets de route la création de 2 nouveaux, réalisés avec une tierce technique, plus propice à l’édition : la sérigraphie. Il s’agit essentiellement, dans ces ouvrages, de la communication et l’échange possible, ou impossible, que nous avons pu vivre avec les khmers.
Nous avons choisi d’intituler ce corpus « Ce qu’il en reste », comme une volonté de synthétiser ce qui nous reste de tout ces instants partagés à l’autre bout du monde. Cet ensemble d’ouvrages peut se lire comme une seule et même réflexion, mais ils sont physiquement et esthétiquement autonomes, et peuvent donc fonctionner seuls. |